Dépendance au sucre

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Comment reconnaitre une dépendance au sucre ? Quelles en sont les symptômes ? Faut-il s’inquièter ? Comment faire un sevrage ?

Sodas, biscuits, pâtisseries, confiseries, céréales industrielles... Si vous ne pouvez pas vous en passez il se pourrait bien que vous soyez addict !

Le sucre, après ingestion, active le système de récompense du cerveau. En stimulant la production de dopamine, il trouble la sensation de satiété et donne envie d’en consommer encore et encore. Véritable cercle vicieux, le sucre rend aussi dépendant que la drogue. Une étude chez le rat à démontré que le sucre est plus addictif que la cocaine. Il est parfois dificile de s’en défaire à cause des effets secondaires du sevrage : fatigue, irritabilité, obsession… En revanche, une fois que le corps est déshabitué et grâce à une alimentation équilibrée, le corps retrouve de l’énergie, la peau s’embellit, la vitalité est retrouvée.

Le sucre en quelques chiffres :

La consommation par personne en France est estimé à 35 kg en moyenne par an. La moyenne mondiale se situe à 20 kg par an et par personne.

Quelles sont les causes possibles de l’addiction aux sucres ?

Les causes sont nombreuses et variées :

  • La première cause de la dépendance aux sucres est l’activation du système de récompense du cerveau. Au même titre que le tabac, l’alcool ou les drogues dures, la consommation de sucre provoque la libération de la dopamine. On parle ici d'alimentation "doudou". Une alimentation qui ne répond pas aux réels signaux de la faim. Dans ce cas, nous confondons la "faim physiologique" avec la "faim psychologique". Sucre = plaisir
  • Le manque de sérotonine. C’est un neurotransmetteur qui module l’humeur tel un antidépresseur naturel. Il est produit à 95% par nos intestins. Si vous avez des compulsions en fin de journée, il se pourrait que ça soit un déficit en sérotonine.
  • L’intestin irritable qui engendre une baisse de la sécrétion de la sérotonine = mal-être, anxiété… et donc consommation de sucre.
  • L’habitude que nos parents nous ont donné. Effort = récompense = sucrerie. La personne associe le effort/sucre.
  • L’image que véhicule le sucre : réconfort, affection, bien-être, sécurité.
  • La psychologie : l’alimentation « doudou » pour combler un manque, étouffer ses émotions.
  • La candidose. C’est un déséquilibre de la flore intestinale : appelée candida albicans. Cette bactérie se développe par une consommation trop importante de sucre et pour continuer à se surdevelopper elle a besoin d’encore plus de sucre. Véritable cercle vicieux, elle altère également la production de sérotonine…
  • La junk-food : aliments industriels, transformés, à index glycémique élévé. La consommation d’aliments à IG élevé provoquent une hyperglycémie suivie d’une hypoglycémie qui donne envie de reconsommer du sucre rapidement.
  • La consommation d’édulcorants : le corps croit qu’il va consommer du sucre alors il va augmenter ses besoins en sucres.
  • La faim psychologique : besoin de consommer des produits sucrés dans le but de se faire tout simplement « plaisir »

Petite astuce : la vraie faim se repère facilement avec des sensations telles que : creux à l'estomac, ventre qui gargouille, fatigue, irritabilité, baisse de tonus... Si vous ne ressentez pas un ou plusieurs de ses symptômes, vous n'avez pas faim !

Le sucre apaise, détend, ravie les papilles... Il joue un rôle d’anxiolytique naturel. Mais le sucre en excès se transforme en graisse qui est néfaste pour la santé.

Conseils : Raisonner votre consommation! Pas d'excès ni de privation. Si vous êtes trop stresser, pourquoi pas se tourner vers des techniques de relaxation comme la méditation, le yoga ou l’acupuncture ?

Surconsommation de sucres : quels symptômes ?

  • Prise de poids. Le sucre en excès est métabolisé en acides gras et donc stockés sous forme de graisses.
  • De l’acné : les hypoglycémies vont provoquer une sécrétion d’hormones androgènes : responsable de la sécrétion de sébum
  • Des hypoglycémies à répétition qui peuvent menés au diabète de type II (diabète gras)
  • Irritabilité et dépression
  • Nervosité : quand le taux de sucre est bas du à une hypoglycémie, les surrénales produisent des hormones (adrénaline, épinéphrine et norépinéphrine) qui vont exciter le cerveau = hyperactivité. Le cerveau, qui fonctionne principalement grâce au sucre, lors d’une hypoglycémie, va produire du glutamate. Le glutamate est un neurotransmetteur excitateur.
  • Un déséquilibre de la flore intestinale : la candidose qui se traduit par des problèmes digestifs, des ballonnements, une malabsorption des nutriments avec porosité intestinale, des mycoses, une baisse de l’immunité, des troubles émotionnels.
  • Dépendance et obsession

Comment se sevrer du sucre ?

  • Équilibrer votre alimentation. Privilégier les aliments naturels, bruts et non transformés. Consommez des aliments à index glycémique bas, voire moyen, et limitez, et supprimez les index glycémiques élevés. Les féculents semi-complets et la cannelle ont un effet positif sur le taux de sucre dans le sang.
  • Une alimentation complète, riche en végétaux frais, céréales semi-complètes, acides gras polyinsaturés, protéines végétales et animales, vous permettra de ne pas être carencée, mais aussi de maintenir une bonne vitalité.
  • Pratiquez une activité physique journalière : réduction du stress et meilleure gestion des émotions à la clé.
  • Apprenez à gérer vos émotions : pensez aux techniques anti-stress qui ont fait leur preuve : la sophrologie, la méditation, le yoga. Il faut trouver la technique qui vous apporte du plaisir.
  • Avoir une passion. La passion pour quelque chose ou pour une activité va vous apportez du plaisir et vous penserez moins à consommer du sucre.
  • Équilibrer votre flore intestinale
  • Remplacez les sucres rapides par des sucres naturels. Le sucre de coco a un index glycémique bas, le sucre de bouleau, les FOS, sont bénéfiques pour la flore intestinale. La mélasse, le sirop d’érable, sont riches en minéraux.

Listez les effets négatifs que vous apporte la surconsommation de sucre et listez à côté les effets bénéfiques du sevrage. Ils seront différents d’une personne à l’autre : une meilleure forme, plus d’énergie, plus de motivation, la paix intérieur, un joli teint, un poids de forme, un bien-être psychologique…

CS Diététique

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